Moustique tigre : traquez les petits gîtes larvaires dans vos jardins !
Moustique tigre : traquez les petits gîtes larvaires dans vos jardins !
Cette semaine, Céline Levy, Adjointe au Maireà l’Environnement, au Développement durable et à la Biodiversité, a réalisé des visites de terrain dans plusieurs quartiers d’Obernai afin d’identifier les principaux lieux où ses larves se développent.
- Sur 33 jardins et balcons visités, 11 présentaient un ou plusieurs gîtes larvaires (c’est-à-dire des récipients ou points d’eau dans lesquels les moustiques peuvent pondre et où leurs larves peuvent se développer), soit près d’un tiers des lieux visités.


Les gîtes larvaires sont parfois là où on ne les attend pas
Les habitants rencontrés étaient généralement persuadés de ne pas avoir d’eau stagnante chez eux. Pourtant, certains objets du quotidien peuvent retenir suffisamment d’eau pour permettre aux moustiques de se reproduire.

- Les récupérateurs d’eau de pluie : ils constituent l’un des principaux gîtes larvaires observés lors des visites, qu’ils soient ouverts ou fermés. Même lorsqu’un récupérateur est équipé d’un couvercle, de petites ouvertures d’aération peuvent permettre aux moustiques d’y pénétrer. L’eau y est généralement stable, à l’abri du soleil et des prédateurs.
- Les objets du jardin : pots et jardinières non perforés, seaux, bacs de rangement, pots empilés ou encore brouettes laissées dans une mauvaise position peuvent retenir de petites quantités d’eau.
- Les regards et bouches d’assainissement privés : les regards techniques et bouches d’égout présents dans certaines propriétés peuvent également être colonisés. La pose d’un filet anti-moustique sous la plaque peut contribuer à limiter leur colonisation. Il est toutefois indispensable de retirer régulièrement les feuilles mortes qui peuvent s’y accumuler, afin de ne pas gêner l’écoulement de l’eau et d’éviter que leur poids ne fasse tomber ou endommage le filet.
Quelques idées reçues
- Une piscine est-elle un gîte larvaire ? Généralement non, si elle est correctement entretenue et traitée. En revanche, une piscine abandonnée, dont l’eau n’est plus entretenue ni traitée, peut devenir favorable au développement des moustiques.
- Et une mare naturelle ou semi-naturelle ? Une mare n’est généralement pas un gîte larvaire lorsqu’elle abrite un écosystème fonctionnel, notamment avec des poissons ou des libellules, ou lorsqu’elle dispose d’un système de filtration.
Pas besoin de Javel !
La Javel pollue durablement l’environnement et nuit aux autres insectes et organismes vivants présents dans l’eau. Le meilleur réflexe reste donc de supprimer l’eau stagnante, en vidant, retournant, rangeant ou protégeant les objets susceptibles de la retenir ou d'installer des filets anti-moustiques sur les récupérateurs d'eau.
Une semaine peut suffire
Le moustique tigre profite de très petites quantités d’eau pour se reproduire. Quelques jours peuvent suffire pour qu’un contenant oublié devienne un gîte larvaire. Le meilleur moyen de limiter sa prolifération reste donc de supprimer régulièrement les eaux stagnantes autour de chez soi.
- Faites le tour de votre jardin, terrasse ou balcon : videz, retournez, rangez ou protégez tout objet susceptible de retenir de l’eau et posez un filet anti-moustique sur vos récupérateurs d'eau.
Enfin, savoir reconnaître les larves de moustiques permet également de mieux détecter les gîtes et d’agir rapidement. Un petit geste peut contribuer à limiter fortement la prolifération du moustique tigre à l’échelle du quartier.
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